La traditionnelle openBûche de Noël d'atReal

Qui a dit que la bûche de Noël était compliquée à faire ? atReal vous livre les secrets de la réussite de notre fameuse openBûche.

Nous nous sommes réunis plusieurs fois pour discuter de cet épineux sujet. Chez atReal on ne rigole pas avec la pâtisserie et encore moins avec la recette traditionnelle.

Il y a ceux qui feraient bien au pif (Sophie?) mais qui n'ont jamais réussi à faire la fameuse openBûche qui ressemble à une bûche et d'autres (Matthias?) qui ne sortent pas d'un chouia de la recette. Au milieu viennent les goûteurs pour chaque étape (Sandrine) sous les yeux ébahis de notre apprenti (Grégory) qui est en train de se demander si l'informatisserie n'est pas un peu trop compliquée pour lui.

Après une bataille effrénée arbitrée par notre gentil chef (Thierry?) nous pouvons enfin vous livrer le secret de l'openBûche :

Pour le gâteau roulé :

  • 3 œufs
  • 75 gr de sucre
  • 75 gr de farine

(vous avez bien compris que si vous avez une Sandrine dans la cuisine il faudra doubler la dose)

Avant toute chose, je mets mon four à préchauffer à 180°C (thermostat 6).

Puis je casse les œufs et, astuce anti-coquilles et anti-saletés de la coquille dans mon saladier, plutôt que de le casser sur le bord du saladier, je le casse en le tapant sur la table (ou en cognant 2 œufs l'un contre l'autre : promis, il n'y en a qu'un qui casse).

Je sépare les blancs des jaunes d’œufs. Jusque là, tout va bien, je maîtrise la situation (c'est le moment où Grégory tire la langue en séparant les blancs des jaunes).

J'ajoute le sucre en pluie sur les jaunes d’œufs.

Et je fouette énergiquement jusqu'à ce que le mélange blanchisse (qui ? Matthias bien sûr !). (c'est à ce moment la que Sophie dit : sinon dans un robot ?) Je commence à avoir mal aux muscles ;-)

Ma récompense : un mélange homogène, clair et bien épais. (Sophie continue : moi c'est mon robot qui a des courbatures)

C'est au tour des blancs d’œufs qu'il faut monter en neige. J'ai mal aux bras (rohhhh Sophie ça soffit dis Matthias),  je choisis donc l'option robot. J'ajoute une petite pincée de sel et je mets la machine en route... c'est beau la technologie :-)

Hop, je renverse le saladier... c'est bon, les blancs tiennent en place, ils sont prêts à entrer en scène.

J'incorpore délicatement les blancs en neige en soulevant la masse pour ne pas qu'ils retombent.

J'ajoute la farine en même temps que les blancs en neige. Je la tamise pour éviter tout grumeaux et je remue l'ensemble avec délicatesse

J'adore regarder tomber la farine, c'est poétique... Et vous vous demandez comment j'ai pu prendre la photo tout en remuant l'appareil d'une main et en tamisant la farine de l'autre... non ?

Je mélange jusqu'à ce que le mélange soit homogène...

Je recouvre ma plaque de cuisson (ou mais lèche-frite parce qu'elle a des rebords bien pratiques) de papier cuisson puis je verse la préparation dessus. (Florent sort la tête du bureau et vérifie le travail terminé)

Et hop, à l'aide de ma spatule je veille à ce que la préparation soit étalée de façon homogène et en couche régulière, sans oublier les coins !

...c'est ta façon de cuisiner... enfin plutôt de s'assurer que la pâte est bien répartie sur ma plaque. Pour cela, taper légèrement la plaque sur le plan de travail (à ne faire que si vous avez une plaque avec des rebords bien entendu), (là, Sofien intervient en disant : moi avé le thermomix .... je dis ça je dis rien)

 

C'est bon, je peux mettre à cuire : 15 minutes, c'est parti ! (Thierry part faire la sieste et ordonne à Olivier le stagiaire de 15 ans de rester devant le four pour surveiller)

Une bûche fourrée, mais à quoi ?

La discussion au sein d'atReal a été intense :

Thierry : moi j'aime bien le chocolat au lait

Matthias : il n'y a que le chocolat noir qui soit du vrai chocolat

Sandrine : une touche de nougat

Fabien le parisien nous annonce que rien ne vaut mieux que le fourrage aux agrumes

Sophie qui est plutôt sucré préférerait une bûche de foie gras

Sofien nous reparle de son Thermomix

Florent crie au bout de la table : et les marrrrons ?????

Thierry (le chef) tranche en tapant sur la table : CE SERA POIRE !!!! ET POUR FAIRE FAIRE PLAISIR A FLO : CREME DE MARRONS

Euhhh mais enfin Thierry ... : SI ! point final !

  •  1 poire au sirop
  • 10 cl de sirop (prendre le jus de la boîte)
  • 10 cl de crème liquide
  • 250 g de crème de marrons

Pour que la crème de marrons soit plus malléable, je la déééétend avec un peu de crème liquide.

Il est tentant de se laisser tenter... et si je n'y trempe que le bout de mes lèvres ? (Sandrine ça suffit !!!)

Et hop, c'est au tour de la poire d'entrer dans l'arène : des petits cubes, voilà ce qu'il me faut !

Le biscuit est doré, je le sors du four, il ne doit pas être trop cuit sans quoi il serait cassant !

Le biscuit est encore chaud, je le recouvre d'un torchon humide.

Hop, je retourne le biscuit sur le torchon et je retire la plaque.

Hop, je retire le papier cuisson, je n'ai plus qu'à garnir avant que le biscuit ne soit froid pour pouvoir le rouler facilement (je peux aussi le rouler maintenant à vide, le laisser refroidir puis le dérouler à nouveau pour le garnir).

A l'aide d'un pinceau, j'imbibe le biscuit avec le sirop afin qu'il ne soit pas sec à la dégustation.

J'étale ensuite ma crème de marron détendue sur toute la surface de mon biscuit.

Je n'oublie pas les bords du biscuit :-)

Hop, c'est au tour des poires de venir agrémenter mon biscuit.

C'est l'heure de passer à l'étape qui fait peur : rouler le biscuit. J'y vais tout doucement afin de ne pas casser le biscuit et je serre à l'aide du torchon.

j'ai réussi !!!! Je ne suis pas peu fière de moi. Bon en tout cas, j'ai bien noté que le biscuit ne devait pas être trop épais !

Je coupe les bords de la bûche pour les égaliser. Je coupe droit ou en biais. Avec la chute, je peux soit 1/ la manger (option gourmande, Sandrine) soit 2/ la poser sur le dessus de la bûche pour faire un nœud (option déco).

Pour décorer ma bûche, plusieurs options s'offrent à moi, le glaçage (200 g de chocolat noir + 200 g de crème liquide : je pose ma bûche sur une grille et je coule le chocolat fondu dessus) ou encore une déco réalisée avec de la crème au beurre, c'est l'option que j'ai choisi.

Pour réaliser ma crème au beurre j'ai besoin de 1 œuf entier, 125 g de beurre mou et 65 g de sucre.

J'écrase le beurre avec la cuillère en bois jusqu'à obtention d'une pommade.

J'ajoute le sucre et je l'incorpore en fouettant.

C'est au tour de l’œuf entier de subir l'assaut de mon fouet.

J'opte pour une crème au beurre au chocolat. J'ajoute 50 g de chocolat fondu à l'appareil et je fouette é-ner-gi-que-ment.

Ma crème est presque homogène mais je trouve qu'elle a encore des grumeaux, je crois que je vais tenter le tout pour le tout (Matthias dit : moi ça ne m'arrive JAMAIS !)

Je mets ma crème au beurre dans mon robot et là, oh miracle, après quelques tours ma crème est lisse, parfaite !

Je remplis ma poche à douille de crème au beurre (si vous n'avez pas de poche à douille, remplissez un sac plastique congélation puis coupez un des coins).

Je pousse toute la crème dans la poche à douille de façon à ce qu'il ne reste pas d'air à l'intérieur.

J'ai choisi une douille cannelé pour réaliser rapidement une décoration style écorce d'arbre. Je dispose doucement la crème sur la bûche.

Voilà vous n'avez plus qu'à déguster !

L'équipe d'atReal l'a largement dégusté pendant son repas de Noël et elle était délicieuse !

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes !